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STD 100

21 mai

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Arrivée à Cusco

21 mai 2018 | Par | No Comments

Nous retrouvons Bertrand quelques jours avant son arrivée à Cusco, une étape particulièrement difficile à parcourir à vélo tant le dénivelé est important. Au-delà de 4000m l’air se raréfie et par conséquent, il est plus difficile de fournir l’effort demandé.

Rattrapé par la saison des pluies sur les plateaux péruviens à 4600m, Bertrand doit rapidement ressortir des vêtements chauds et étanches. En effet, ici la pluie se transforme même parfois en petits flocons qui viennent lui fouetter le visage pendant qu’il roule.
Heureusement le ciel se dégage dès qu’il redescend, au moment du passage du Río Pachachaca Abancay, en route pour Abancay. Des paysages à couper le souffle avec une nature omniprésente.

remorque à vélo aevon

Entre Abancay et Curahuasi (100km de montagne entre 2500 et 4100m), il trouvera des eucalyptus à foison qui sentent bon mais apportent aussi une très forte humidité.

voyage à vélo

Une dernière journée de côte de 2500 à 3400m mènera Bertrand sur un haut plateau pour la dernière ligne droite en direction de Cusco.

Dès son arrivée, une douche et c’est l’heure d’aller se désaltérer dans un petit bar local en compagnie des vieux du coin et d’une amie grecque rencontrée quelques jours plus tôt du côté de Huaraz.

« Malgré les premiers jours de cette portion un peu physique et quelque peu accentuée par le temps en cette période des pluies, la joie, l’allégresse et le bien être sur le vélo ont été les maîtres mots de cette étape. Je découvre et re-découvre encore les joies nouvelles d’avancer à vélo et de s’épanouir. »

« Ma remorque Aevon STD100 roule toujours aussi bien malgré mon accrochage à Chiclayo et du coup mon bras oscillant tordu. La réparation faite tient bien. Cependant un nouveau bras doit débarquer avec Sandrine (prochaine copine qui vient me visiter en Bolivie) afin d’être serein pour la traversée du sud Lipez !

14 mars

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De Huaraz à Cuzco

14 mars 2018 | Par | No Comments

Toujours en voyage au Pérou, Bertrand nous envoie quelques nouvelles.

Après quelques semaines passées à faire de l’escalade et à travailler à Huaraz, il est temps de reprendre la route direction Cuzco.

remorque à vélo

Les quelques semaines à Huaraz ont sérieusement grignoté sur le planning initial et le visa touriste pour le Pérou expire bientôt. Une seule solution : prendre le bus sur une partie du trajet. Mais quand on voyage à vélo, prendre le bus pose un vrai cas de conscience.

« Non mais quand même, tu ne vas pas prendre le bus ? Notre fierté personnelle en prend un coup… Le sens de la facilité, le sentiment de trahir quelqu’un, le sentiment de ne pas respecter une charte qu’on se serait fixée… »

Bertrand finit quand même par monter dans le bus jusqu’à Nazca, ce qui lui évitera une portion de route particulièrement compliquée autour de Lima. Il remontera ensuite sur son vélo après près de 2 mois d’inactivité. 10 jours de voyage le sépare de sa prochaine destination : Cuzco. Ce sera 10 jours de dénivelés.

remorque à vélo

Dès les deux premiers jours, Bertrand enchaîne 3800m de dénivelé positif à vélo. La reprise est donc particulièrement difficile. Il finira par atteindre la magnifique réserve de Pampa Galeras. Cette réserve nationale culmine à 4200m d’altitude et couvre 6500 hectares. Les gardes du parc sont particulièrement accueillants et disposent même d’un dortoir pour héberger les voyageurs. Bertrand y sera donc très bien accueilli. Cette réserve nationale a été créée afin de préserver la population locale de vigogne : un mammifère vivant sur les hauts plateaux du Pérou et particulièrement célèbre pour sa laine.

voyage à vélo

Ces premiers jours seront particulièrement agréables avec des nuits passés dans des églises et des restaurants. En saison des pluies et au-delà de 3000m d’altitude, ce n’est pas du luxe..

« Le père Efren, de la paroisse de Puquio m’accueillera même en me régalant repas, bière et en m’offrant douche chaude et internet ! La grande classe ! »

perou à vélo

Les paysages sont magnifiques avec des massifs rocailleux complètement vierges de grimpeurs comme la Hatun Machay.

remorque vélo

14 févr.

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Le Pérou à vélo, la suite

14 février 2018 | Par | No Comments

Nous retrouvons Bertrand en route vers la Cordillère Blanche.

Durant les 10 premiers jours de voyage à vélo, force est de constater que question environnement, le Pérou n’est pas beaucoup mieux placé que ses voisins avec ses routes bordées de déchets.

perou à vélo

Le soir du premier de l’an, Bertrand se retrouve au nord du Pérou dans une ville appelée Sullana.

remorque à vélo

Difficile de trouver un hébergement ce soir-là. « Je me ferai refouler de 3 stations de pompiers pour cause d’aucune présence du personnel. Ils filent tous en soirée ! Au tombant d’un virage, dans ma quête de logement, une famille, en mode hamac, est posée là. Ils possèdent une affaire de lavage et stationnement de voiture. Ils me proposeront direct le toit pour y poser mon hamac pour la soirée et la douche. »

Suivent 2 jours à pédaler dans le désert pour 250km. Rapidement, les cabanes se raréfient, les arbustes aussi, le vent se fait de plus en plus présent et le soleil tape.

« Du vent jour et nuit. Voilà de quoi sera fait le programme des jours suivants. »

voyage à vélo

A la sortie du désert, Bertrand retrouvera de la verdure avec des rizières, mais aussi des champs d’oignons, de piments, poivrons, patates et fèves. »Le Pérou et sa diversité c’est parti, qu’elle soit gastronomique, dans les paysages, dans les cultures agricoles ou la culture en général. »

Débute alors la Cordillera Negra et ses montages. « Pas de végétation. De la pierre, du cailloux, de la terre et du sable, le tout en pagaille ! On a un peu l’impression d’évoluer dans une immense carrière toute retournée, et nous, petit machin, on sillonne au milieu. »

Passage d’un col à 4219m avec vue sur Huaraz et la Cordillère Blanche. « Mes premières neiges ! Pour fêter ça, sachant qu’il me reste 25 bornes de descente pour plonger sur Huaraz, et bien c’est petit extra : un bout de chocolat, bon pote des grands jours. »
voyage

Bertrand arrivera à Huaraz sous le soleil malgré la saison des pluies.

08 févr.

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Le pérou à vélo

8 février 2018 | Par | No Comments

En Equateur, Bertrand prend de l’altitude avec sa remorque STD 100. Au passage il a fêté 1 an de voyage à vélo, presque sans s’en rendre compte, « ça passe vite ! »

Direction le parc du Cotopaxi et la montagne Rhuminaui culminant à 5897m, avec les kilomètres à vélo les plus durs du voyage sur une route en pierre, sous la pluie et en côte.
remorque à vélo

voyage Equateur

Le lendemain, départ pour le volcan du Quilotoa avec une descente dans le cratère et 3 jours de randonnée avec des paysages à couper le souffle.
« Le Quilotoa est un volcan, mort à l’heure actuelle. Son cratère est rempli d’eau, ce qui rend l’ensemble plutôt chouette le tout à 3900m »

voyage à vélo

Démarrent ensuite 3 semaines de vélo jusqu’à Huaraz perchée à 3000m face à la Cordillère Blanche.
« Ces premiers jours se feront en attaquant direct dans le dur avec un passage à 3880m. Du coup la reprise se fait sentir … »

Reprise d’une routine que Bertrand connait bien maintenant : la recherche d’un hébergement en chaque fin de journée. A l’occasion de Noël, ce sont des pompiers qui lui offrent de s’installer à leur table et de partager leur repas.

Arrive enfin la frontière péruvienne.

voyage

« Janvier, Février, Mars. Trois mois en pleine saison d’hiver. A savoir des pluies et un climat tempéré dans les montagnes et sur la côte ce sera sec, soleil et vent. Et oui ici les saisons impliquent différents climats en fonction du lieu géographique. »

C’est le retour des petits vautours et lézards qui se dorent au soleil le long de la route.
Pour son premier soir au Pérou, Bertrand sera accueilli par une communauté Jéhovah qui a l’habitude de recevoir des personnes pour la nuit. Il y dormira dans une petite cabane avec son hamac.

Première pause dans la ville de Mancora, ville balnéaire, après 1 semaine de vélo. « Dernière baignade et dernier magnifique coucher de soleil sur le Pacifique. »

17 janv.

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La Colombie à vélo

17 janvier 2018 | Par | No Comments

Nous retrouvons Bertrand à Medellin en Colombie, réputée comme l’une des villes les plus dangereuses au monde. Les années 80 à 2000 ont été marquées par de la violence et des règlements de compte. Aujourd’hui la ville est beaucoup plus apaisée et les jeunes utilisent le street art et le hip hop pour redonner de l’énergie et de la gaieté au quartier de la Comuna 13, quartier particulièrement marqué par ces années difficiles.

remorque à vélo

Après un mois de vacances en Colombie, il est temps pour Bertrand de reprendre la route avec son vélo et sa remorque STD 100 en direction de Quito en Equateur.

Sur la route, Bertrand croise de nombreux semi-remorques tractant minimum 4 remorques chargés de cannes à sucre pour réaliser du combustible bio. Des équipes passent leur journée au bord de la roue à attendre les camions pour barrer la route aux autres usagers et les laisser passer.

voyage en Colombie

Sur la Panamérica, Bertrand rencontre aussi des barrages organisés par le peuple indigène du sud de la Colombie (peuple Naza). Des traités ont été signés entre ce peuple et l’état et n’ont pas toujours été respectés. Ce type de manifestation a donc lieu de temps en temps à des dates anniversaires.
« Il faut donc négocier à chaque poste avec les personnes en place armées de machettes, cagoules ou pelles, pour pouvoir passer, ce qui ne se fera pas sans mal deux jours durant. Je n’aurais malheureusement pas le droit de prendre de photo des barrages les plus difficiles sous peine de confiscation de mon appareil. »
Heureusement le vélo et la remorque attisent la curiosité et facilitent le passage de ces barrages.

voyage à vélo

A noter sur ce parcours :

  • Passage des 3300 mètres d’altitude pour la première fois
  • Record de vitesse à 75km/h, avec un poids total de 140kg (vélo + remorque + charge + bonhomme) !!!
  • 10 janv.

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    Mes aventures en Amérique du Sud

    10 janvier 2018 | Par | No Comments

    Bertrand voyage en Amérique du Sud depuis 1 an à vélo et remorque STD 100. Nous lui avons posé quelques questions sur son expérience.
    remorque à vélo

    Quel est le budget à prévoir chaque jour pour un tel voyage ?

    « Je ne me fixe pas de budget journalier. Je suis parti avec une somme et une idée de durée de voyage de deux ans et demi, trois ans en espérant que la somme me porte jusque là ou plus… ;) En effet il est assez difficile de prévoir de manière journalière car d’un pays à l’autre le coût de la vie varie de trop. Pour le moment (moyenne sur un an), mon budget par mois est de 500€, sachant qu’en cette première année j’ai fait environ 90 jours de pure bicyclette et le reste c’était du surf ou de la montagne… ;) Ce qui implique que pendant 8-9 mois mes frais de vie étaient beaucoup plus importants que lorsque je suis à vélo car je paie un logement… Sur le vélo on ‘bivouaque’ tout le temps gratos (chez les pompiers, croix rouge, protection civile, écoles, églises ou pure bivouac) et les seules dépenses sont liées à notre carburant à nous : LA BOUSTIFAILLE !!!!

    Ce budget va donc bien réduire cette année car je vais être beaucoup plus sur le vélo…  »

    Quand est prévue la fin de ton voyage ? Penses-tu reprendre ta vie à la Rochelle à ton retour ou trouver un projet qui te permettrait de vivre en tant que ‘voyageur’ ?

    « Alors la ‘fin’ du voyage n’est pas réellement prévue pour le moment, on verra où ça me mène, mais je pense tenir jusqu’à l’automne 2019. Quant à reprendre ma vie rochelaise, je ne crois pas non… Quand on part comme ça, on s’éduque quotidiennement, on rencontre de nouvelles personnes tous les jours, on fait de nouvelles expériences tout le temps. On « évolue » et grandit tout le temps…

    Dans ce que j’appelle « la vie d’avant », ces rencontres et moments d’éducations sont plus rares, on n’ « évolue » pas si vite…

    Le retour à « cette vie d’avant » est toujours un choc car on a l’impression que rien n’a changé là où on vivait avant et qu’au contraire, nous (avec la chance qui fût notre de pouvoir voyager et vivre ce projet), avons bien changé… J’ai déjà vécu cette expérience de revenir dans cette « ancienne vie », et c’est un peu comme « revenir en arrière ». Cette fois-ci, ce n’est pas prévu…

    Du coup le « planning » à venir est le suivant :

    Trois mois au Pérou à le traverser et à profiter de la montagne et de la haute montagne avec deux grosses pauses prévues à Huaraz et Cusco pour un maximum d’escalade, de rando et d’alpi.

    Puis la Bolivie, deux mois avec en ligne de mire l’ascension du Huayna Potosi et de l’Illimnai (deux 6000m) puis la traversée du sud Lipez.

    Puis un an en Argentine, avec une pause de 3 mois à Bariloche pour profiter de la saison d’hiver en mode ski de rando avec mon frère qui va me rejoindre, puis El Chalten pendant 4 mois pour y travailler durant la saison d’été et profiter à fond de l’escalade et de la rando. Février, Mars 2019 je serai donc dans le sud Patagonien et terminerai la traversée de l’Argentine qui me mènera à Ushuaia et à la fin de la fameuse Ruta 40. Durant cette année je compte passer aussi au Chili en descendant le long de la cordillère pour rouler sur la bien jolie et connue Carretera Austral. Puis une fois au sud je remonterai un peu pour aller escalader dans le centre de l’Argentine et ensuite le plan serait d’aller au Brésil profiter du surf et du kite… Et il sera peut-être l’heure de rentrer en métropole pour remplir un peu le compte en banque… Une saison d’hiver en Suisse peut-être… ;) … pour continuer à profiter de la montagne… »

    Quel était ton métier avant ton départ ?

    « A mon départ, je travaillais depuis 7 ans dans une petite société de 25 personnes à Périgny (à côté de La Rochelle), spécialisée dans la conception d’équipements haute et très haute pression. J’étais ingénieur en conception mécanique, en charge de la conception mécanique de ces machines. Travail super intéressant car de conception et donc de création. De plus dans une petite structure cela voulait dire que nous n’étions pas dédié à une tache mais à moultes et donc pas de routine, pas d’ennui, toujours du mouvement, de l’activité… Cela me plaisait, mais l’envie de voyager de nouveau me chatouillait sévèrement…  »

    As-tu déjà ton prochain projet en tête ?

    « Alors des projets en tête ce n’est pas ce qui manque. Sur le vélo on a le temps de cogiter…

    Durant ce trip j’ai re-navigué (traversée du Panama à la Colombie) et je dois avouer qu’un trip voilier sera pour sûr un des projets voyage de ma vie, mais pour ça , il va falloir mettre une paire de tunes de côté. Disons que le budget voilier et vélo ne sont pas identiques… Et ce trip-là sera bien grand !!!!

    Quand je rentre, après une saison à travailler en Suisse, je pense que l’on risque, avec mon frangin, de partir avec son camion (dans lequel il vit), dans l’est de l’Europe, profiter de la fin d’hiver en mode ski de rando puis escalade pour une paire de mois… »

    Qu’est-ce que t’apporte le voyage (rencontres, découvertes etc) ?

    « De vivre une vie choisie, de nouvelles expériences chaque jour, de positiver un nombre incroyable de situations qui ne le seraient pas « dans la vie d’avant », de faire de belles rencontres, de s’enrichir, d’apprendre tout le temps, d’apprendre à communiquer, de se rendre compte de la chance que j’ai (et que l’on est pas mal à avoir mais un grand nombre préfère se plaindre que de profiter de cette chance… ;) ), de se rendre compte que notre fichu frometon et notre pain est bien bon!!! ;) , d’apprendre à me connaître un peu plus chaque jour et des capacités cachées en nous, en nous toutes et tous !!!!

    Un voyage ça remplit, ça nous ouvre les oreilles, les yeux, ça nous libère l’esprit, ça nous donne de l’énergie !!! Une chouette éducation !  »

    Pour l’instant quel pays as-tu préféré ?

    « Ce n’est pas tant le pays. Pour moi, ce qui marque ce sont les expériences vécues, les personnes rencontrées. Du coup le pays, c’est une sorte d’arrière plan sur une photo prise à l’instant T. Les expériences et rencontres quant à elles marquent, et sont le premier plan. Alors évidemment l’arrière-plan peut-être fait de plein de nuances de couleurs différentes qui le rendent plus ou moins attrayant… ;) , mais il s’agit d’une évaluation perso loin d’être universelle…

    Le Mexique j’en suis fan !!! Les gens y sont supers cools, le pays est tellement riche en histoire, cultures, gastronomies, paysages et environnements différents, en couleurs…

    Le Guatemala est tout aussi riche en histoire, cultures… Mon expérience avec les personnes l’habitant est plus nuancée car je n’ai pas vraiment senti une énergie folle me traverser lors de sa traversée…

    Du Salvador je ne connais que la côte Pacifique, super tranquille, découpée, super jolie, remplie de chouettes vagues… . Pays où l’histoire est aussi bien remplie…

    Le Honduras, par où je l’ai traversé, fut rapide, 3 jours… 3 jours où je n’ai croisé que des gens cools sur la route !

    Le Nicaragua, une histoire bien remplie aussi, une gastronomie qui allait bien, des paysages et environnements bien variés et du très bon surf… ;)

    Le Costa, plus une destination de vacances, en rapport au coût de la vie sur place, mais un pays de fou rassemblant entre 3 et 5% de la bio-diversité mondiale ! On en prend plein les mirettes !!!

    La Colombie, pays super diversifié en terme d’environnement, on y rencontre de tout… Histoire super riche, gastronomie aussi, des couleurs partout, des gens super accueillants !!!! Meilleure période en vélo rapport au contact avec la population locale !

    L’Equateur, une gastronomie moins riche qu’en Colombie, mais une culture Andine qui apparaît ici, dans les hauts. Diversité énorme aussi dans les paysages. Des volcans et des montagnes en pagailles…  »

    Bref en résumé :

    · Bonne ambiance sur le vélo : Colombie

    · Où je pourrais rester facilement longtemps : Mexique

    · Chill/surf Life : Nicaragua & Mexique

    · Tourisme en mode plein les mirettes : Costa

    · Tourisme en mode histoire, sites naturelles : Guatemala

    · Un peu de tout (montagne, surf, kite) : Equateur

    · Les locaux : Colombie & Mexique

    · Facile à vivre : Colombie

    Penses-tu que le voyage que tu fais actuellement seul pourrait être fait par une fille seule ?

    « OBVIO !!!! (Evidemment en espagnol)

    Bien sûr. Je pense que le voyage à vélo est réalisable par le plus grand nombre d’entre nous, femme ou homme ! Le vélo est un outil de transport mais aussi et surtout un outil de communication ! Il aide à engager la conversation. Les gens sur la route sont curieux et te questionnent, t’interpellent tout le temps, d’une manière plus que positive… ;) Profiter de ça pour instaurer ou générer des situations de confiance, d’échange… et on se retrouve bien loin de tout ce qui se dit… Que (dans mon exemple), la violence est tout le temps présente en Amérique Latine, qu’il faille se méfier des gens…ce genre de choses…. Evidemment en campagne c’est beaucoup plus tranquille qu’a l’orée des grandes villes, mais en bike on s’en éloigne le plus possible…

    Certes, nous en tant qu’homme avons peut-être moins de situations rencontrées dans lesquelles nous devrions nous « méfier » mais au contraire, le contact d’une fille avec les locaux est plus facile (de ce que j’ai pu voir) que le nôtre…

    L’important est de toujours avoir yeux et oreilles ouverts, l’esprit super ouvert, et de communiquer à fond avec les gens ! Apprendre la langue locale, est, je pense, une des clés pour « kiffer » un voyage du genre, ne jamais se sentir seul, pouvoir communiquer avec tout le monde…

    Et des filles seule ou à plusieurs on en croise sur la route et à la vue des sourires je crois que toutes et tous kiffons notre trip !!! ;)  »

    05 déc.

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    Le tour du monde à vélo

    5 décembre 2017 | Par | No Comments

    Amédée s’est préparé à son tour du monde à vélo en parcourant le Portugal cet été, soit 3000km avec des étapes de 90km en fonction des conditions.

    Comment choisissez-vous les pays que vous allez traverser ?
    En fonction du climat essentiellement. Les pays froids ce n’est pas pour moi. Je commencerai par l’Amérique du sud et l’Amérique centrale. Puis j’aimerais faire la Nouvelle-Zélande et retrouver des amis en Australie. Enfin, je rêve d’aller à Auroville en Inde, une communauté spirituelle qui existe depuis une cinquantaine d’années.

    Quel est le budget que vous vous êtes fixé ?
    J’ai prévu un budget d’environ 30€ par jour. En France ce serait difficile, à l’étranger je serai beaucoup plus à l’aise. En général, je fais un bon repas le midi et le soir je grignote avant de fixer ma tente entre deux arbres.
    Pour ce voyage, j’ai vendu ma maison, ce qui me permettra d’être tranquille pendant au moins un an et demi.
    remorque vélo

    La tente dans les arbres, pourquoi ?
    Quand on fait du camping sauvage, il est rare de tomber sur un sol nickel. En fixant ma tente entre deux arbres, je suis sûr de bien dormir. Et j’attache mon vélo juste en-dessous.
    voyage vélo

    Comment vous est venu l’envie de partir à vélo ?
    Très sportif, j’ai fait pendant longtemps de la course à pied. Suite à une blessure, j’ai dû changer de sport et je me suis mis au vélo et notamment au VTT. Je me suis dit que ce serait un bon moyen de voyager. Le fait de partir seul me permettra de faire plus de rencontres et d’être totalement libre de mon programme.
    tour du monde à vélo

    Et vous avez choisi de voyager avec une remorque Aevon ?
    Suite à mon voyage au Portugal, j’ai même changé d’avis et choisi de partir avec la remorque électrique ! J’ai donc laissé ma KIT L80 pour opter pour la STD 100 équipée d’un moteur 1000w. 90km par jour, ce n’est pas suffisant, j’aimerais passer à 150km par jour.

    17 oct.

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    Sur les traces de Pablo (suite)

    17 octobre 2017 | Par | No Comments

    Bertrand nous écrit de Colombie où il vient de débarquer après deux jours de bateau depuis le Panama. A vélo et remorque Aevon STD 100 il nous raconte ses premières impressions du pays.

    voyage à vélo

    « Les premiers jours à rouler en Colombie sont trop beaux. Plein de petites plaines et prairies vallonnées toutes verdoyantes, avec des petits palmiers. C’est aussi le retour aux routes normales, bordées d’arbres, et donc d’ombre. Des petites cases partout, des gens souriant, de la musique à toutes les cases, des vendeurs de fruits à droite à gauche….bref de la belle énergie… »

    Bertrand passe sa première nuit chez les pompiers qui ne disposent que d’un pick up, d’une cabane avec une cuisine et WC. Ils accueillent volontiers tous les gamins du quartier.
    remorque à vélo

    Le premier jour à vélo, il rencontre Oscar, un boulanger à moto qui lui offre du pain et lui prodigue quelques conseils religieux.
    Le lendemain, c’est Juan de Bogota qui traverse la Colombie à vélo pendant un mois. Ils se rendent tous deux à Medellin et décident de faire route ensemble. C’est le début des montagnes colombiennes.

    La route longe l’un des deux principaux fleuves de Colombie, le Rio Causa. « Elle serpente, monte et descend gentiment, est ombragée, et bordée de ces petites prairies verdoyantes vallonnées où chevaux et vaches y paissent paisiblement… Ce bout de route était réellement trop beau et c’est tellement agréable de pouvoir jouir de tout ça en vélo… »

    A Medellin, Bertrand est accueilli par bon nombres de locaux et les derniers 40km se feront à allure d’escargot pour saluer tout le monde. Ici, il fera un arrêt de quelques semaines pour se ressourcer en famille avant de reprendre la route et en profitera pour marcher dans les traces de Pablo Escobar.

    A suivre …

    11 oct.

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    Sur les traces de Pablo

    11 octobre 2017 | Par | No Comments

    Après Panama City, Bertrand a tout de suite trouvé une traversée pour lui, son vélo et sa remorque Aevon STD 100.

    Son objectif était de s’arrêter un ou deux jours à Panama City afin d’organiser la traversée jusqu’en Colombie en voilier.

    Une agence lui propose la traversée sur 5 jours avec un détour par les îles San Blas pour 550$, un peu trop élevé. Finalement, Santiago, un colombien qui réalise la traversée à son compte lui propose un départ le lendemain après-midi. Départ donc le lendemain matin pour une bonne journée à vélo afin de rejoindre le départ de Puerto Lindo.

    « Pour gagner un peu de temps sur la route, j’essaye de raccourcir le trajet pour ne pas arriver trop tard sur Puerto Lindo. L’option qui s’offre à moi est un bout d’autoroute qui raccourcit de quelques 20km la distance totale. Dans bons nombres de pays d’Amérique Centrale, un vélo sur une autoroute ça passe large !

    Passage du péage, le gars en poste lève à peine le regard de son téléphone. Quelques kilomètres plus loin ce sera un poste de police sur le bas côté. Pareil, je passe, pas de réaction.

    Quelques kilomètres plus loin, un pick-up me dépasse, un officier m’ordonne de m’arrêter… La prochaine sortie est à 25km mais il me dit de sortir tout de suite. Il faut que j’aille jusqu’à la sortie. Il file voir le chauffeur du pick-up et revient me dire de charger le vélo et ma remorque STD 100 dans le pick-up. Je profiterai donc de 25km en pick-up climatisé à discuter avant de reprendre la route sous une pluie qui me suivra jusqu’à ma destination… »

    Bertrand passe par la seule borne WIFI du village, pas de message de Santiago, pas de nouvelles.
    La fin de journée approche, il décide de filer côté marina pour expliquer son cas. Le capitaine du voilier ‘La Sangria’ accepte de l’emmener le lendemain.

    « Je travaillerai donc sur le voilier le temps de naviguer jusqu’à Cartagena. Le Sangria lèvera l’ancre le lendemain matin après une nuit forte en pluie, orages et vents, résidus de l’ouragan qui s’abattait quelques jours auparavant sur les îles Saint Martin, Saint Barth & Barbuda… »

    dsc06752

    Bertrand passera trois jours à naviguer entre les îles San Blas en y jetant l’ancre à quelques reprises pour les admirer. Au passage, il rencontrera le voilier de Santiago…
    Arrivée à Cartagena, jour de la visite du pape, le capitaine propose à Bertrand de rester loger sur le bateau le temps qu’il faut caril ne doit pas repartir avant le 18 octobre.

    voyage à vélo

    06 oct.

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    Le Panama avec ma remorque Aevon

    6 octobre 2017 | Par | No Comments

    Voici la suite des aventures de Bertrand avec son vélo et sa remorque STD 100 au Panama.

    Pour sa première nuit à Tolé au Panama, pas de pompiers ni de Croix Rouge pour l’héberger alors Bertrand choisit l’option ‘église’. La maison du prêtre est un camp dans lequel se trouvent aussi une école, un réfectoire et quelques bâtiments. Bertrand partage son dortoir avec trois autres personnes. Ces gens n’ont pas les moyens de s’offrir un toit et certains sont malades. Cette nuit-là, Bertrand la passe notamment avec un père et son fils :

    « Le père a été opéré d’une hernie il y a un mois. Ils ne sont toujours pas rentrés chez eux car Tolé se trouve à simplement une heure de l’hôpital alors que leur maison se trouve beaucoup plus loin. Le père n’est pas en grande forme. Je ne suis pas médecin, mais sa situation fait vraiment peine à voir. Son fils est là pour le soutenir et l’aider à chaque action : se lever, aller au toilette, lui apporter à manger… Il passe son temps au lit. Ce père m’a vraiment touché. »

    Au Panama, comme dans de nombreux pays, pas de sécurité sociale si l’on n’a pas les moyens.

    Bertrand met son réveil chaque matin à 5h45 pour enfourcher son vélo le plus tôt possible. Pour ce premier réveil au Panama, il était donc 1h en retard… faute au décalage horaire.
    Après quelques kilomètres, il fait la rencontre de Cyril, un français d’Aix en Provence, qui lui voyage à vélo depuis 2 ans et a parcouru 50000km. Sur cette route, il rencontre de nombreux autres voyageurs à vélo, dont Marc, un anglais qui fait la route inverse, d’Ushuaïa en Alaska.

    voyage à vélo

    Les deux premières journées à vélo ne sont pas faciles avec une température de 40°C et une circulation très dense à l’approche de Panama City. Les abords des grandes villes sont toujours compliqués à vélo, quelque soit le pays.

    A Panama City, Bertrand est actuellement en quête d’un voilier pour faire la traversée Panama/Colombie. Nous ne retrouverons donc bientôt en Amérique du Sud.

    « Ma remorque c’est de la bombe. Agréable au pilotage, pas de ballot ou autre handicap en descente à grande vitesse. Chargement facile et étanche grâce au sac étanche. Elle passe partout et ne laisse personne indifférent. L’amortisseur qui est ajustable en pression pour s’adapter aux différents type de route est un vrai régal. »